| Lock-out chez Metro: 164 employés sur le trottoir |
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| Affaires - Relations de travail | |
| Écrit par Marie-Eve Fournier | |
| Mercredi, 08 juillet 2009 14:20 | |
| Mise à jour le Mercredi, 08 juillet 2009 17:23 | |
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Les 164 travailleurs syndiqués de l’entrepôt de denrées sèches de Metro à Québec ne transportent plus de caisses et ne préparent plus de commandes pour les 175 supermarchés qu’ils desservent normalement. Depuis vendredi, ils se relaient plutôt jour et nuit pour faire du piquetage, n’ayant pu s’entendre avec leur employeur sur une nouvelle convention collective.
«Dans la nuit du 2 au 3 juillet, on est sortis dehors pendant 45 minutes. Ils nous ont mis le cadenas sous le nez et nous ont dit que personne ne rentrerait sans contrat de travail, a raconté à RueFrontenac.com le président du syndicat, Jocelyn Bolduc. «Nos gens étaient tout trempés mais ils étaient prêts à rentrer au travail à une heure du matin. (…) Si c’est pas ça qu’on appelle un lock-out, j’aimerais qu’on m’explique.» Metro voit les choses d’un tout autre œil. «On avait une injonction pour les empêcher de faire des moyens de pression. Donc, s’ils sortaient, ils sortaient en grève», insiste la porte-parole de Metro, Marie-Claude Bacon. Chose certaine, une minute après l’épisode du cadenas, les syndiqués ont déclenché une grève générale illimitée. La parité avec Montréal Le syndicat, affilié à la CSN, réclame «une certaine parité avec les gens de l’entrepôt de Montréal qui font exactement le même travail pour 1,50$ de plus de l’heure, en moyenne». L’épicier a dit non à cette demande car «on a plus de souplesse opérationnelle à Montréal, si bien que ça nous coûte plus cher d’opérer à Québec», résume Mme Bacon. M. Bolduc est déçu de la tournure des événements, surtout qu’il avait fait certaines concessions «pour que les négos démarrent après beaucoup de patinage». «Notre bonus de Noël, on l’a carrément sacrifié. Il sera seulement payable en argent, on ne pourra plus le prendre en congé», donne-t-il en exemple. Au bout de «16 ou 17» rencontres, les 164 syndiqués – sans contrat de travail depuis le 31 mars – ont donné le mandat à leur exécutif de faire des moyens de pression pouvant aller jusqu’à la grève dans une proportion de 99,1%. Ce vote s’est tenu le 14 juin. Les travailleurs ont ensuite eu l’ordre de réduire la cadence de 15%, ce qui était jugé «raisonnable» par le syndicat étant donné que «85%, ça équivaut à 100- 105% de la vitesse que l’employeur acceptait il y a 2 ans ». Rendement accru Le syndicat soutient que le rendement des employés a fait un bond de 30% depuis 2 ans grâce à la technologie RFID. Metro, qui ne l’a pas trouvé drôle, s’est alors plaint à la Commission des relations de travail et a obtenu une injonction pour faire stopper ce type de moyen de pression. Autant le syndicat que l’employeur estiment désormais que c’est à l’autre partie de faire les démarches auprès du conciliateur pour reprendre les négociations. Le dernier conflit de travail dans cet entrepôt remonte à 1991, et il avait duré 10 semaines. Une douzaine de cadres continuent de faire fonctionner l’entrepôt de Québec. Selon Metro, les supermarchés dans l’est de la province ne souffrent pas du conflit de travail car leurs commandes peuvent être préparées ailleurs, que ce soit à Montréal, St-Jean-Port-Joli ou Ottawa.
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Commentaires (2)Flux RSS pour les commentairesAffichez les commentaires Encore un lock-out!!!
À la CSN, actuellement, sur 10 conflits de travail, il y a 7 lock-out!!! Le dernier... l'entrepôt de Métro de Québec où les travailleurs ont été sauvagement jeté à la rue par la compagnie. Un mouvement de solidarité québécois doit dès lors se mettre en branle afin de boycotter ces entreprises telles que Métro, Quebecor et cie qui jettent à la rue des travailleurs-euses comme bon leur semble... bonne foi mon oeil!! Solidarité camarades!
Boycottons les Métros
Ayons du courage et de la SOLIDARITÉ comme peuple consommateur et boycottons les Métros et ça va durer moins long la grève et ainsi nous allons aider les patrons-SCABS qui entretiennent les entrepots à "flusher " leurs propres jobbes à "scabber" parce que encore une fois, ils et elles "N'ONT PAS LE CHOUÉ" que d'entretenir leurs comportements antisyndicaux malgré les lois qui les protégeraient. Entre la loi et la lâcheté, ces énergumènes vont toujours choisir la lâcheté avec explications originales.
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