| Petro-Canada: après la fin du lock-out, la purge des cadres |
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| Affaires - Relations de travail | |||||
| Écrit par Yvon Laprade | |||||
| Mercredi, 06 janvier 2010 17:03 | |||||
| Mise à jour le Mercredi, 06 janvier 2010 23:42 | |||||
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Un an après la fin du lock-out de 14 mois à sa raffinerie de l'est de Montréal, Petro-Canada a procédé à un important remaniement au sein de son personnel cadre, a appris RueFrontenac.com.
Une quarantaine d'employés cadres ont été mutés ou mis à la retraite au cours des derniers mois, selon le président du syndicat (SCEP-FTQ), Jacques Vanier. Cette fusion à l'avantage de Suncor a donné naissance à un géant mondial de l'énergie dont la valeur totalise environ 43,3 G$. Il s'agit désormais de la plus importante société pétrolière au Canada, et de la cinquième en Amérique du Nord. « Les nouveaux actionnaires ont peut-être vu des choses que la direction de Petro-Canada souhaitait cacher. Une chose est certaine : il y a des cadres à la raffinerie qui sentent le tapis leur glisser sous les pieds », avance le leader syndical.
Scabs déguisés en cadres Une liste de 106 noms de non-syndiqués, qui n'étaient pas des cadres, selon la version syndicale, avait alors été présentée à la commissaire de la CRT. De plus, quelques mois avant le déclenchement du conflit, toujours selon les prétentions du syndicat, la direction aurait offert des « promotions » à une trentaine d'employés syndiqués de l'usine, pour en faire des employés cadres. Le conflit avait débuté le 17 novembre 2007. À la mi-janvier 2009, après 421 jours de conflit, les travailleurs ont pu ranger leurs pancartes syndicales avec, en poche, une convention collective d'une durée de six ans. Les travailleurs de la raffinerie montréalaise ont par ailleurs eu l'assurance qu'ils pourront continuer de négocier des clauses « nationales » avec leurs confrères des autres raffineries à la grandeur du pays. Rappelons que le syndicat avait lancé une campagne de boycottage des produits de Petro-Canada afin d'inciter les automobilistes à ne pas faire le plein dans les stations-service de cette enseigne. Mais, comme toute campagne de boycottage, le message n'avait pas résonné dans toutes les oreilles des consommateurs québécois. « Ce n'est jamais facile de vivre un lock-out. C'est une brisure dans une vie », concède après coup Jacques Vanier. Il prévoit prendre sa retraite en mai 2011. Pas de réductions, selon Suncor En fin d’après-midi, le porte-parole de Suncor au siège social de Calgary, Dany Laferrière, a déclaré à RueFrontenac.com qu’il n’y a eu « aucune réduction de postes de cadres reliée au lock-out » à la raffinerie Petro-Canada. « Il y a bien eu quelques réductions au sein du personnel cadre, mais c’est attribuable à la fusion (Suncor–Petro-Canada) », a-t-il précisé, sans fournir de statistiques à ce sujet. Le porte-parole a rappelé qu’un millier de postes ont été éliminés, « principalement à Calgary », depuis la fusion des deux géants, sur un total de 12 000 employés.
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Commentaires (2)Flux RSS pour les commentairesAffichez les commentaires L'absurdité du nombre
180 cadres pour 230 travailleurs et travailleuses... Ce genre de situation évidente d'abus est une excellente démonstration que l'État devrait avoir le pouvoir d'être proactif dans l'application des lois. C'est inacceptable que personne au ministère du Travail n'ait eu le pouvoir d'intervenir de façon rapide. La loi anti-briseurs de grève est tellement un fromage suisse...
Mais bon, puisque la très incohérente population continue d'élire la droite anti-syndicale élection après élection... Parenthèse cocasse à part, le syndicat de la raffinerie aurait avantage à payer un photographe professionnel avant d'envoyer un pareil bâclage. On dirait que la photo a été prise vite fait, par surprise, sans prendre le temps de mettre l'image au point. Syndicalisme
Il faut que les syndiqué(e)s se rassemblent d'avantage et s'informe et ce peu importe la centrale syndicale qui est derrière. Les compagnies et les gros joueurs nous rendent la vie difficile. Bref, mon point est que j'en ai marre de toute cette misère et cette manipulation patronale. J'écris ici comme ailleurs dans le but de sensibiliser les gens au capitalisme agressif, aux magouilles dans TOUS nos palliers de gourvernement qui sont élu avec des pourcentages ridicules. Un an que vous êtes en lock out. UN AN!!!!!!!!!!! Et ces journaux se vendent encore? Non mais yen a marre d'être pacifique et tranquille...
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