| Vive compétition en téléphonie mobile — Le nouveau président de Rogers au Québec n'est pas inquiet |
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| Affaires - Entreprises | |||||
| Écrit par Jean-François Codère | |||||
| Jeudi, 19 novembre 2009 16:22 | |||||
| Mise à jour le Jeudi, 19 novembre 2009 17:14 | |||||
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Pendant 10 ans, Rogers a été le seul opérateur de téléphonie mobile au pays à utiliser la norme GSM, qui lui conférait d'année en année un avantage de plus en plus prononcé sur ses rivaux Bell et Telus. Un avantage qui s'est éteint d'un coup il y a quelques jours, avec le lancement d'un nouveau réseau conjoint Bell/Telus utilisant la même technologie que Rogers. Un important défi qui ne semble étrangement pas inquiéter le nouveau président de Rogers au Québec, Sylvain Roy.
« Nous sommes habitués d'évoluer dans un univers compétitif et de réagir rapidement », explique M. Roy, avant de passer rapidement à l'offensive. « C'est étrange de les entendre dire que leur réseau est le meilleur alors qu'il est vide. C'est comme une belle autoroute neuve dont on dirait qu'elle est en bon état. De notre côté, ça fait 10 ans que nous avons un réseau GSM et nous utilisons la norme HSPA depuis trois ans. Nous avons fait des milliers et des milliers de tests. Quand on dit que nous avons moins d'appels coupés, c'est d'abord parce que nous, on en a des appels. » Il n'y a pas que la technologie, il y a aussi la façon de l'utiliser, rappelle par ailleurs le nouveau patron. « Nous nous classons régulièrement parmi les meilleurs opérateurs HSPA au monde et pourtant, les autres ont la même technologie que nous. Bell et Telus se sont finalement rendu compte après 10 ans qu'elles n'avaient pas la bonne technologie, ça ne changera rien. »
Il n'y a pas que Bell et Telus qui menacent. Bientôt, ce sera au tour de Vidéotron de se lancer dans la course. Ailleurs au Canada, Rogers constate elle-même les avantages de pouvoir offrir l'accès Internet, le câble et la téléphonie résidentielle en même temps que des téléphones mobiles, comme le fera Vidéotron au début 2010. À défaut de disposer d'un réseau de câble au Québec, Rogers misera à fond sur le sans-fil. L'entreprise a d'ailleurs dévoilé lundi la Centrale sans-fil, un appareil qui permet d'offrir à la fois l'accès Internet et la téléphonie résidentielle en utilisant le réseau cellulaire plutôt que des fils. Ne manquera que la télé pour pouvoir concurrencer Bell et Vidéotron sur le terrain des offres groupées. « La technologie du futur, c'est le sans-fil, rappelle M. Roy. Il y a des solutions qui s'en viennent. » Le projet de loi 60 du gouvernement québécois est un autre dossier qui risque de venir hanter M. Roy au cours des prochains mois. Ce projet de modification à la Loi sur la protection du consommateur contient plusieurs mesures destinées à mettre au pas l'industrie du sans-fil, notamment en ce qui a trait à la clarté des contrats, à leur modification unilatérale en cours de route, etc. L'industrie du sans-fil a déjà fait connaître son mécontentement et M. Roy est évidemment du même avis. « Il y a certaines dispositions qui pourraient limiter notre capacité à faire de bonnes offres aux consommateurs », estime-t-il. À propos de la modification unilatérale des contrats, un point d'irritation majeur des associations de consommateurs, il dira que « les conditions essentielles du contrat telles que les mensualités, le nombre de minutes ou le prix des minutes ne changent pas. C'est ce sur quoi le consommateur s'engage. Il ne s'engage pas à garder sa boîte vocale ou un autre service additionnel pendant trois ans et ces choses-là peuvent changer. » Plus de 80 % des clients de l'entreprise optent pour un contrat de trois ans, soutient-il. « Les gens ont le choix et optent pour cette solution-là. » Surpris par PKP Malgré la concurrence qui les oppose, Rogers sera partenaire de Vidéotron lors du lancement de son réseau, puisque c'est le réseau de Rogers qu'utiliseront les clients de Vidéotron qui voyagent dans le reste du Canada. Pourtant, sans même qu'on lui pose la question, M. Roy s'est dit « très surpris » par des propos tenus au début du mois par Pierre Karl Péladeau, qui se plaignait du manque de collaboration des opérateurs déjà en place. « J'ai moi-même signé avec eux l'entente sur l'itinérance sans même qu'il ne soit nécessaire d'utiliser l'arbitrage. Ils devaient être satisfaits. Nous avons aussi signé une entente avec eux pour l'utilisation de nos tours. Disons que nous ne nous sommes pas sentis visés et que nous avons été surpris. »
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