| Bombardier licencie 715 travailleurs de plus |
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| Affaires - Emploi | ||||
| Écrit par Michel Van de Walle | ||||
| Jeudi, 26 novembre 2009 10:24 | ||||
| Mise à jour le Jeudi, 26 novembre 2009 13:26 | ||||
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Bombardier Aéronautique a annoncé la mise à pied de 715 travailleurs additionnels dans ses installations de la région de Montréal, en raison du tarissement des commandes pour ses avions régionaux.
Les coupes se feront progressivement à compter de janvier 2010 pour s'étirer sur une période de six mois. Ces licenciements s'ajoutent aux 4 360 mises à pied effectuées depuis le début de l'année dans ses diverses usines, essentiellement en Amérique du Nord et en Irlande. « On s'attendait à de nouvelles mises à pied, mais c'est le nombre qui est une surprise », a confié à RueFrontenac.com le directeur du Syndicat des machinistes pour le Québec, Dave Chartrand. « Dans les usines, on voyait bien que l'ouvrage n'était pas là. Les gens étaient inquiets. » La direction de Bombardier laissait planer depuis la fin de l'été la menace de mises à pied additionnelles, faute de nouveaux contrats substantiels pour ses CRJ. « Il n'y a pas suffisamment de ventes d'avion CRJ prévues pour maintenir les plans de production courants », a déclaré Guy Hachey, le président et chef de l'exploitation, Bombardier Aéronautique, par voie de communiqué. Plus de 5 000 mises à pied Selon Marc Duchesne, porte-parole de Bombardier Aéronautique, des 715 nouvelles mises à pied, 515 toucheront les employés syndiqués de la production tandis que 200 autres seront effectuées parmi les employés de bureau. Les CRJ sont assemblés à l'usine de Mirabel, mais des pièces sont également fabriquées dans celle de Saint-Laurent. Puisque la convention collective couvre les machinistes de quatre usines dans la région de Montréal, des employés de Mirabel licenciés pourraient supplanter de plus jeunes à Saint-Laurent ou Dorval, par exemple. Depuis le début de l'année, en raison de la récession et de la chute des commandes pour ses avions d'affaires et régionaux, Bombardier a annoncé au total 5 075 mises à pied, dont 2 455 dans la région de Montréal. Les autres sont à Belfast, en Irlande du Nord, à Wichita aux États-Unis et à Querétaro, au Mexique. Travail à temps partagé? Afin de limiter le nombre de licenciements, le syndicat a offert à la direction de Bombardier d'instaurer un programme de travail à temps partagé. « Nous sommes prêts à explorer cette avenue, qui consisterait par exemple à réduire la semaine de travail à quatre jours tout en utilisant les programmes gouvernementaux à cet effet », dit M. Chartrand. Celui-ci se dit inquiet de l'impact que cette succession de licenciements aura sur les programmes de formation en aéronautique. « On va avoir de la misere à trouver de la main-d'œuvre d'ici deux ans en raison du désintéressement que cela provoque chez les jeunes », craint le dirigeant syndical. Marc Duchesne, de Bombardier, confirme que des discussions sont entamées autour du travail à temps partagé. Il ne veut pas commenter davantage puisque l'issue de ces pourparlers demeure incertaine. Il insiste sur le fait que le programme des CRJ « n'est pas mort » car les projections veulent qu'il y ait une demande pour 5 800 appareils de ce type au cours des 20 prochaines années. Les compagnies aériennes ne sont toutefois pas encore prêtes à faire de nouvelles commandes. Si Bombardier licencie dans ses usines de production, la compagnie procède actuellement à l'embauche de quelque 500 ingénieurs, qui travailleront au développement de la nouvelle famille d'appareils commerciaux CSeries, rappelle enfin M. Duchesne.
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