| Procès Norbourg — Un beau profit pour Deschambault |
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| Affaires - Justice | ||
| Écrit par Yvon Laprade | ||
| Lundi, 09 novembre 2009 15:16 | ||
| Mise à jour le Lundi, 09 novembre 2009 15:30 | ||
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Un an avant l’éclatement du scandale Norbourg, le vérificateur comptable Rémi Deschambault a réalisé un gain substantiel de 900 000 $ avec la vente, à Vincent Lacroix, de son immeuble à bureaux situé au 114, rue Saint-Georges, à La Prairie.
Cet immeuble a été vendu 1,4 M$ tandis que sa valeur marchande n’était, selon un expert en évaluation immobilière, Pierre Guay, que de 485 000 $. L’immeuble centenaire avec fenêtres en acajou et avec une toiture en cuivre sera revendu par le syndic chargé de la faillite de Norbourg, en 2006, au montant de 500 000 $, soit le montant fixé par l’expert en évaluation. La méthode de travail de cet expert a toutefois été mise en doute, lundi, par la défense, qui a tenté de discréditer le témoin à plusieurs reprises. L’insistance des avocats de la défense a impatienté le juge de la Cour supérieure, Richard Wagner. «Laissez-le répondre !», a même lancé le juge. Rémi Deschambault fait partie des cinq coaccusés au procès de Norbourg en Cour supérieure. Avec Jean Cholette, Serge Beugré, Félicien Souka et Jean Renaud, le comptable de La Prairie fait face à 722 chefs d’accusation pour fraude, complot et blanchiment d’argent. Lacroix et Asselin Les témoins défilent à un bon rythme au procès de Norbourg, au point où il est acquis que la conclusion est attendue vers la fin novembre, début décembre au plus tard. Le comptable agréé Alain Lajoie, nommé par l’Autorité des marchés financiers (AMF) en décembre 2004 pour enquêter sur les activités frauduleuses de Norbourg, a raconté lundi matin qu’une trentaine d’ordonnances avaient été envoyées par l’AMF à Vincent Lacroix, au cours de l’hiver et du printemps 2005. Éric Asselin, alors son bras droit, en avait reçu une centaine, soit trois fois plus que le président de Norbourg. Éric Asselin avait été interrogé à deux reprises, entre avril et la mi-juin 2005, tandis que Vincent Lacroix a été interrogé à la fin juin seulement. «L’épouse d’Éric Asselin était enceinte et sur le point d’accoucher. On aurait voulu aller plus vite», a dit Alain Lajoie.
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