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Québec maintient sa prévision de déficit PDF Imprimer Envoyer
Affaires - Économie
Écrit par Michel Van de Walle   
Vendredi, 28 août 2009 15:18
Mise à jour le Vendredi, 28 août 2009 15:34

Alors qu’Ottawa a dû réviser considérablement à la hausse sa prévision de déficit pour l’exercice financier en cours, le gouvernement du Québec croit toujours être en mesure de contenir le sien à la cible qui avait été fixée lors du budget du printemps dernier.

Dans le Rapport mensuel des opérations financières publié le 27 août, le ministère des Finances du Québec soutient que sur la base des résultats obtenus après deux mois d’exercice, « le déficit budgétaire de 3,9 G$ prévu en 2009-2010 est maintenu ».

Au 31 mai dernier, Québec avait accumulé un déficit budgétaire approchant les 2 G$, soit un peu plus de 500 M$ de plus que pour la même période de l’exercice précédent. L’écart tient à des décaissements plus élevés, notamment pour les secteurs de la santé et des services sociaux ainsi que de l’éducation. Ils s’expliquent entre autres, nous précise-t-on au ministère, par la hausse salariale de 2 % qui est entrée en vigueur au début de l’année pour l’ensemble des employés de l’État.

Même si les données remontent à la fin du mois de mai, le ministère des Finances à Québec est informé pratiquement au jour le jour de l’évolution de ses revenus et dépenses. « Avec les chiffres que nous avons à ce jour, on pense toujours atteindre notre cible de déficit », nous a-t-on confié au ministère.

Une révision plus approfondie de la situation se fait au mois d’octobre et c’est à ce moment que le ministère sera en mesure de confirmer ou infirmer de manière plus ferme sa cible de déficit pour cette année.

Rappelons qu’Ottawa s’attend maintenant à enregistrer un déficit budgétaire de 50 G$ en 2009-2010, alors que le budget initial ne prévoyait que 33,7 G$.

Les revenus se maintiennent

Au cours des deux premiers mois de l’exercice financier 2009-2010, il est intéressant de noter que les revenus que Québec a tirés de l’impôt des particuliers de même que de la taxe de vente affichaient une légère croissance sur l’année précédente, malgré la récession.

En fait, le recul le plus notable était constaté du côté de l’impôt des sociétés, qui connaissait une baisse de 40% d’une année à l’autre. Les 621 M$ encaissés l’année précédente avaient fondu à 327 M$ cette année. On note aussi que les revenus des entreprises du gouvernement avaient diminué de 13 % d’une année à l’autre. On nous a indiqué au ministère que cela était surtout imputable à Hydro-Québec, dont les exportations d’électricité ont été moins importantes.

Globalement, les revenus autonomes (impôts et taxes) du gouvernement ont à peine fléchi de 31 M$ au cours des deux premiers mois de l’année. Il sont passés de 7,46 G$ à 7,43 G$. Mais ce recul a été compensé par une hausse de 172 M$ des transferts en provenance d’Ottawa, qui sont passés de 2,3 G$ à 2,5 G$.

Cette semaine, le premier ministre Jean Charest disait craindre qu’Ottawa ne réduise ses transferts aux provinces, comme dans les années 90, pour retrouver le chemin de l’équilibre budgétaire. Jeudi, le premier ministre fédéral, Stephen Harper, a dit qu’Ottawa n’entendait pas couper dans les transferts aux provinces pour régler son problème de déficit. Il faut toutefois rappeler que le fédéral a décidé il y a quelques mois de revoir la formule de calcul de la péréquation, ce qui se traduira par des revenus moindres qu’anticipés pour le Québec.

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