Une mine gigantesque sans précédent au Québec PDF Imprimer Envoyer
Affaires - Économie
Écrit par Yves Chartrand   
Mardi, 14 avril 2009 19:03
Mise à jour le Mardi, 14 avril 2009 19:33

MALARTIC — Des mines à ciel ouvert comme veut en creuser la compagnie Osisko à Malartic, il n'en existe pas au Québec. Il s'agit d'un projet si gigantesque qu'il faut un effort d'imagination pour en saisir l'amplitude.

Pour aller chercher les 8,4 millions d'onces d'or que le sol de Malartic contient selon sa prospection, Osisko veut faire une mine à ciel ouvert, car le métal précieux est en surface et est à faible teneur. Ce qui rend le projet rentable, c'est le cours actuel de l'or, qui se transige autour de 900 dollars l'once. Pour implanter cette mine dont la durée de vie est estimée entre 15 et 20 ans, l'entreprise, dont le siège social est à Montréal, compte investir 760 millions de dollars.

Selon les plans déposés par l'entreprise aurifère, la mine aura deux kilomètres de long sur 780 mètres de large, en bordure de la ville. Le trou atteindra une profondeur de 380 mètres. Selon la description faite par le BAPE, la capacité de traitement de la mine sera de 55 000 tonnes de minerai par jour, dont l'or serait extrait par un traitement au cyanure. On estime que chaque tonne livrera un gramme d'or. Au total, Osisko dit être en mesure de produire 428 000 onces d'or annuellement.

Un «monstre»

Selon Henri Jacob, d'Action Boréale, sur la centaine de mines que compte l'Abitibi, aucune n'a extrait plus de 7000 tonnes de minerai par jour. La mine d'Osisko, avec ses 55 000 tonnes, fera figure de «monstre». Et si ce projet passe, «il y a trois autres mines géantes qui pourraient ouvrir, dont une de nickel, entre Amos et Lasarre, qui sera trois fois plus grosse que celle de Malartic», affirme M. Jacob. «Ce sont des mines géantes comme il s'en fait dans le tiers-monde», ajoute-t-il.

Si on fait le calcul, sur une période de 15 ans, ce seront donc 280 millions de tonnes de roches qui seront extraites du trou de Malartic, que l'on lessivera avec 100 millions de kilogrammes de cyanure mélangés à 74 milliards de litres d'eau. Selon le président de Nature Québec, Christian Simard, les résidus miniers produits par la mine Osisko pourraient enfouir les 560 kilomètres de la route 117 entre Montréal et Malartic sous 50 mètres.

À lire aussi: Le grand dérangement pour des milliers d’onces d’or

Commentaires (5)

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Si au moins l'or servirait à de quoi d'utile.
estec , mai 31, 2009
ca vaut pas la peine , sauvons notre environnement
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franchement , j espere que ce projet ne verras jamais le jour , et ca ne devrais pas exister dans le monde . des déversement de cyanure qui se déversent da la nappe fréatique et tue l environnemt pour toujour et ca pour que les personne riche puissent porter des bijoux .
vraiment inutile et yous ces imbécile sont en train de détruire la terre .
michel nadeau , mai 26, 2009
Riches pantouflards VS ceux qui ont faim
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Quand on a une petite fortune de cote et qu'on a les deux pieds sur le pouf a regarder Radio Canada,il est facile de dire que les megats projets tels La Romaine, Malartic et autres poluent et derangent. On est en pleine crise economique et des enfants vont a l'ecole sans dejeuner dans notre beau Quebec.Reveillez vous bande de tarlats et songez a comment vous pouvez aider a realiser ces projets de facons les moins poluantes possibles. Souvent la richesse dans la tete de certains ne les aide pas a songer a ceux qui ont besoin de travail et donc de sous pour elever leur famille. Il faut realiser ces projets, La polution, elle est faite et on continue chaque jour a polluer de facons beaucoup plus graves que ces projets qui font actuellement couler beaucoup d' encre et sont fruits de bien de la parlotte.
Louis Lapierre
Un Quebecois en Alberta.
Louis Lapierre , mai 20, 2009
Je n'en crois pas mes yeux!
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Je viens de terminer la lecture de vos reportages sur ce qui se passe à Malartic. Je n'en crois pas mes yeux!

Des déménagements, des démolitions, un immense trou au milieu de la ville, sans compter les cent millions de kilogrammes de cyanure qui iront se disperser dans la nature, la hantise du bruit des camions de transport et de la machinerie, le gaspillage de l'eau, et tout le reste.

Tout ça pour un projet d'une durée de vie hypothétique d'une vingtaine d'années tout au plus.

Le Québec est de plus en plus mal barré.Y a-t-il un pilote dans cet avion cauchemardesque?
Maggie B. , avril 18, 2009
Des emplois de courte durée
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Comme dans le secteur du papier. La région va crée des emplois de courte durée. Dès que l'entreprise va se retirer,après des milliards de profits,les travailleurs, et la population va être laissé à elle même. La compagnie va demander des subventions, et l'obtiendra.
Pendant ce temps, nos régions ressources se font vider au profits de multinationales qui encaissent les profits.
gourlay3 , avril 17, 2009

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