Standard & Poor’s place la cote de crédit de la Caisse sous surveillance PDF Imprimer Envoyer
Affaires - Économie
Écrit par Michel Van de Walle   
Jeudi, 26 février 2009 20:28
Mise à jour le Mardi, 24 mars 2009 18:39

La firme de notation de crédit américaine Standard & Poor’s annonce qu’elle a placé la cote de crédit de la Caisse de dépôt et placement du Québec sous surveillance, avec une implication négative.

Par voie de communiqué, l’analyste de S&P, Nikola Swann, note que les derniers résultats de la Caisse sont « les pires obtenus au cours de ses 43 années d’existence » et « significativement inférieurs » à ceux des autres caisses de retraite comparables.

Rappelons que la Caisse a affiché une perte de 39,8 G$ en 2008, un rendement négatif de 25 %.

M. Swann constate un certain manque de stabilité du côté de la haute direction, notant que la Caisse aura eu trois grands patrons en moins d’un an « dans une période au cours de laquelle nous croyons qu’une direction forte et stable est plus importante que jamais ». Il s’interroge également sur sa méthode de gestion des risques.

Cote maximale

La Caisse jouit actuellement de la plus haute cote de crédit possible de la part de S&P, soit AAA. C’est mieux encore que le gouvernement du Québec, qui a une cote inférieure, soit A+. « Tous ces éléments nous amènent à nous demander si la qualité du crédit de la Caisse est encore compatible avec une cote AA », écrit M. Swann.

Ce dernier note enfin que le débat actuel dans les cercles politiques pourrait conduire à des changements dans les relations entre la Caisse et le gouvernement du Québec, « réduisant potentiellement son indépendance en matière de décisions d’investissement ».

M. Swann précise toutefois qu’il croit toujours que la Caisse est tout à fait capable de faire face à ses obligations financières.

Il conclut qu’une décision sera rendue d’ici trois mois mais que les deux options les plus probables sont que la cote AAA soit réaffirmée, mais avec une perspective négative, ou qu’elle soit réduite d’un cran.

Dans un bref communiqué, la Caisse a pris acte de la mise à jour de Standard & Poor’s et a indiqué qu’elle collaborera avec l’agence pour lui procurer toutes les précisions requises sur les questions soulevées.

La veille, l’agence canadienne DBRS avait confirmé la solidité du crédit de la Caisse.

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Les firmes de notation
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Les firmes de notation ont joué un grand rôle dans la présente débâcle de l'économie mondiale. Ils ont été le parti qui a garantie la valeur des papiers commerciaux, même si tout le monde savait que l'accès au crédit était trop relaxe. Les comités sénatoriaux américains nous ont appris que ces firmes ne sont que des critiques; ils donnent un "avis" et refuse de se porter responsable de quoi que ce soit. La côte qu'ils émettent n'a aucun réel effet sur les vrais intérêts futurs. Surtout après avoir perdu leur nom de cette façon récemment. Si une banque veut prêter à un taux plus élever qu'avant sous prétexte que la cote de S&P a baisser, le demandeur peut facilement invoquer le fait que la cote de S&P ne vaut plus rien du tout. D'autant plus qu'il me semble que la CPQ n'emprunte pas.
Plus encore, on sait maintenant que si une firme de notation abaisse le crédit de la CPQ, la CPQ n'a qu'à faire une demande de notation ouverte à tous pour qu'une autre firme offre un "AAA". Les firmes de notation se concurrencent pour apposer leurs fameuse marque de commerce. Tout ça ne reposer sur rien de sérieux.
Nous sommes devant un geste destiné à faire peur au Québécois, pour qu'ils se gardent de poser des questions. Après tout, les financiers de ce monde viennent de tirer le plus grand "Heist" de toute l'histoire de l'humanité alors ils doivent maintenant faire taire les gens qui pourraient en dire trop. C'est "arrangé avec le gars des vues", c'est évident.
iluv , février 27, 2009

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